• Le Ghost de Habchi

           C'est une histoire basée sur des faits réels, en fait très peu de choses sont le fruit de mon imagination. Vers mars de l'année 1959, un homme qui se nommait Habchi, un algérien, travaillait comme gardien de nuit à l’hôpital de la ville. Il était armé d'un fusil de chasse. Il habitait, avec sa femme et son beau fils Abdou, au sud de la ville. Il n'avait pas d'enfant. Abdou était mon ami. Je passais parfois la nuit avec lui, chez sa mère quand son beau père était au travail. Je rencontrais souvent ce monsieur Habchi, au moment où je quittais la maison, nos regards se croisaient, je sentais l'odeur de vin  qui se dégageait de loin car il buvait beaucoup. Il me faisait peur. Je n'aimais pas le rencontrer. Il avait à la place des yeux des braises. Un homme très étrange.

          Une fois, moi et Abdou, nous avons surpris une discussion entre Habchi et un autre homme, en fait nous n'avons entendu que " ils me demandent trop trop". Il appuyait sur "trop", En nous voyant, ils se sont tus. Un autre jour, il était ivre, il parlait tout seul, c'était des paroles indistinctes mais je me souviens quand même de l'avoir entendu prononcer plusieurs fois les mots "mort, tuer, ya rabi". C'était la veille du carnage.

        Le lendemain, Habchi était rentré de son travail un peu plutôt, vers 13 heures. Il était allé directement dans sa chambre. Sa femme, la mère de Abdou, avait reçu ce jour là, la visite de sa sœur Khadra, et deux autres femmes. Elle lui avait apporté son déjeuner.Un coup de feu éclata suivit d'un cri. Puis, Habchi apparut dans la cour de la maison et le carnage commença. Il avait tiré sur les trois femmes, dans la cuisine, deux étaient mortes. Ensuite, il a tué deux hommes qui étaient dans une autre chambre. Il avait terminé par tirer sur une gosse. Il était retourné dans sa chambre où il s'est suicidé. Il avait emporté avec lui son secret. Mais... On raconte que chaque année au mois de mars, on entend des cris, des pleurs et des coups de feu dans la dite maison.

         Hier, vers 13 heures, j'ai cru le voir devant la porte. J'ai eu des frissons partout dans le corps. J'ai eu peur. Qu'est ce qui m'a pris d'écrire sur cette histoire. Serait - il de retour?

        Vous y croyez ?

            

    « Il n'est pire sourd que celui...A la vue de la caravane . . . »
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